Anthony LOUSTALOT, au début d'une grande Aventure

Anthony LOUSTALOT, au début d'une grande Aventure
Il n'a pas encore 18 ans. Il vient d'avoir son bac. Il est au TFC depuis trois ans et réside encore au centre de formation Gérard Rabier. Le matin, les jours ensoleillés, depuis la fenêtre de sa chambre, il peut apercevoir le Stadium faire de l'ombre aux terrains d'entraînement du centre technique. Anthony Loustalot ne se doutait pas en début de saison qu'il allait franchir aussi vite les quelques mètres qui le séparent de l'enceinte de ses rêves, être de la sorte propulsé sur le devant de la scène. Même si Mickaël Debève l'avait convoqué plus tôt que prévu pour la reprise estivale, il se préparait surtout à disputer un championnat U19 relevé pour faire honneur à sa deuxième année d'aspirant et postuler au statut de stagiaire, dernière étape avant le professionnalisme. Les circonstances en ont pourtant voulu autrement, de la blessure de Marc Vidal (fracture du 5ème métatarse), le gardien international de la CFA2, à la suspension de Yohann Pelé à Marseille pour deux matchs face à Rennes et à Nice... Deux matchs de rêve pour le jeune keeper toulousain. "Je ne m'y attendais pas mais j'ai vécu ça comme un rêve de gosse, nous disait-il avant de rejoindre l'équipe réserve en partance pour Agen disputer le choc au sommet de CFA2. Même si je suis encore à l'école, je travaille pour ça depuis que je suis arrivé ici. C'est une belle récompense mais qui ne signifie surtout pas que c'est arrivé. Loin de là. J'ai encore beaucoup de travail et d'étapes à franchir." C'est à Ploufargan, en début de saison, pour le tournoi de reprise des réserves professionnelles, qu'Anthony a convaincu le staff téféciste qu'il avait peut-être le potentiel et, déjà, la maturité pour envisager d'évoluer un jour au plus haut niveau.

"Je prends tout ce qu'il y a à prendre !"

Appelé avec la troupe de Debève face à Cognac fin octobre il n'a depuis pas quitté la cage autrement que pour rejoindre Blondel dans les vestiaires du Stadium pour former une paire inédite en Ligue 1. Au moment de pénétrer sur la pelouse pour s'échauffer, il avait une pensée pour ses premiers coachs, Michel Morino, le premier à lui avoir fait faire du spécifique à l'US Albi, Bernard Alvaret, celui qui lui donna vraiment confiance en ses moyens pour bien aborder l'étape cruciale des 14 ans Fédéraux du duo Guillot-Guéret. "Je leur dois de me retrouver là aujourd'hui..." dans une situation à la fois enviable et très "piégeuse" car s'il s'entraîne désormais régulièrement avec les pros, il ne l'est pas encore. Le risque est bien de se croire arrivé trop tôt et de ne jamais pouvoir rattraper vraiment ce rêve qui lui paraît si accessible aujourd'hui, presque réél. Il ne s'agit pourtant, encore, que d'une sorte d'illusion d'optique car c'est bien en CFA2, plus tard en U19 quand Vidal reviendra, qu'Anthony va devoir faire ses preuves et oublier l'atmosphère si particulière des soirées de L1 au Stadium ou au stade du Ray (il était aussi du voyage à Donetsk en Europa Ligue en n°3), dans une semaine. En attendant de se réveiller, l'Albigeois engrange tout ce qu'il peut de ce voyage au pays des merveilles. "Je sens que je progresse au contact des pros, autant lorsque je joue en CFA2 que lorsque je m'entraîne. Je prends tout ce qu'il y a à prendre. Des U19 aux pros, plus le niveau monte, plus l'exigence est grande. Et c'est d'autant plus difficile à appréhender que vous n'avez souvent que quelques ballons à négocier. Il faut être présent sur les rares ballons que vous avez." Fan de Casillas et de Lloris, Loustalot a encore un long chemin à parcourir pour que ces deux apparitions fugaces ne soient pas sans lendemain. "Je dois encore me faire physiquement pour gagner en tonicité, en vitesse et en détente. Pour le moment, j'essaie de compenser ça par mon envie et une bonne lecture du jeu." Il le sait, "le plus dur est à venir !"
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# Posté le dimanche 13 décembre 2009 06:42